Interview Marine Gustin

La création d’activité rime avec créativité. Mais, beaucoup d’aspirants entrepreneurs sont bloqués par manque d’idées. C’est le cas de Marine Gustin, étudiante en M2 SIDE, Stratégie d’Innovation et Dynamique Entrepreneuriales. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne faut pas une idée novatrice pour pouvoir se lancer. Le Hubhouse accueille et accompagne aussi des jeunes sans projet. Marine a accepté de revenir sur son expérience. 

 

Comment est apparue cette envie d’entreprendre ? 

 

Je suis attirée par l’entrepreneuriat en général. Quand j’étais enfant, je disais à ma mère, je serai entrepreneuse plus tard comme ça je ferai mes propres horaires. Aujourd’hui, je n’ai plus cette vision mais cette envie de création d’activité persiste. J’ai le goût d’entreprendre, d'être mon propre patron et d'affronter de nouveaux défis. Si je ne réussis pas, je ne pourrai m’en prendre qu’à moi. Et dans le cas inverse, je serai deux fois plus fière que si j’étais salariée. Entreprendre m’offrirait une indépendance professionnelle.

Lors d’un module de créativité dans ma formation, j’ai rencontré le Hubhouse. J’ai rempli un formulaire expliquant ma motivation, j’ai par la suite été recontactée pour un rendez-vous. 

 

 

Quel accompagnement te propose le Hubhouse ? 

 

J’ai effectué le test MACE diagnostic. Après une restitution par Jean-Pierre Pernak, je me suis rendu compte de mes capacités. Il est revenu sur chaque question, et ensemble nous les avons analysées. 

Faire un point sur ses compétences avec une personne extérieure permet de prendre conscience de certaines de ses qualités qu’on ne juge pas réellement comme telles. Je suis sortie de là motivée. 

Je suis arrivée au Hubhouse sans idée. Mes rendez-vous se sont centrés sur la créativité. J’ai eu un journal de bord « La boîte à outils du hub ». Il regroupe plusieurs exercices pour trouver des idées et mieux se connaître pour entreprendre. Les exercices étaient rapides et instructifs. Au départ, je n’étais pas complètement convaincue par cette méthode. Mais ça s’est avéré fructifiant.  Suzanne a su mettre le doigt sur plusieurs critères intéressants. J’ai tendance à me restreindre à mes capacités liées à mon parcours universitaire. Elle m’a ouvert l’esprit, et j’ai pris conscience que je dispose d’autres capacités. Dès le début de cette formation, nous nous sommes rendues compte que mon domaine était celui du conseil. La suite des exercices n'a fait que nous conforter dans cette idée. Aujourd’hui, j’en suis convaincue. 

 

 

Comment vois-tu la suite de cette aventure ? 

 

Je souhaite avoir une approche professionnelle. Mettre un pied dans le monde du travail, me faire une expérience, pour ensuite me trouver une spécificité et entreprendre. 

J’effectue d’ailleurs mon stage de fin d’étude à la BGE. C’est un organisme à destination des personnes qui veulent entreprendre. L’entrepreneuriat m’attire énormément, et effectuer mon stage dans une telle structure pourra me familiariser davantage avec ce domaine. 

J’avance en gardant mon envie de création d’activité en tête. Je sais désormais dans quelle domaine je me lancerai. Je laisse maintenant l’avenir me guider.